Eglise St Pierre aux Liens, site de Rancogne

Eglise Rancogne

L’église Saint Pierre date de la période Romane (XIIe siècle). Sa Nef avec de larges murs et son chevet plat constituent les parties les plus anciennes de l’édifice. Comme toutes les églises romanes, des fresques illustraient l’intérieur et la toiture était en lauze1. Au nord et au sud de la nef, deux arcades surbaissées ouvrent sur des chapelles édifiées plus tardivement, l’une dédiée à Saint Martin et l’autre à Sainte Catherine, donnant à l’église une forme en croix latine. A remarquer à l’extérieur : A remarquer à l’intérieur : 1: la Lauze est une pierre utilisée pour la couverture des toitures.

Site de Landaudrie

Site de Landaurie à Moulins-sur-Tardoire

Dans un cadre idyllique et totalement sécurisé, un site de promenade au calme classé « Espace Naturel Sensible ». Après avoir été exploité de 1973 à 1991 par la société  Sochater, filiale du Groupe Garandeau, pour l’extraction du sable et des graviers alluvionnaires dans l’ancien lit de la Tardoire, aujourd’hui l’étang de Landaudrie s’est transformé en un véritable écrin de biodiversité. Venez admirer la faune et la flore en vous baladant autour de l’étang, en empruntant notre sentier pédagogique , nous vous invitons à mieux comprendre le site. À chaque station, vous en saurez un peu plus sur l’histoire de ce lieu. Découvrez également le «biomimétisme» ou comment la nature peut devenir une source d’inspiration pour les hommes.  La baignade et les sports nautiques sont formellement INTERDITS sur ce site protégé !

Eglise St Pierre, site de Vilhonneur

Eglise de Vilhonneur

L’église Saint Pierre est située dans le bourg de Vilhonneur, à proximité de la mairie, du château et du gué romain. Elle date du 12ième siècle. Malgré des destructions et des mutilations, elle a conservé une très belle nef romane, ne reste aujourd’hui qu’une nef imposante. L’église est de forme rectangulaire et ses trois travées sont délimitées par des colonnes sur dosserets, avec des piliers, qui viennent recevoir les arcades appliquées sur les murs. A l’origine, des arcs doubleaux soutenaient une voûte en berceau effondrée voici des siècles. En 1933, Jean George fait état d’une voûte en brique, alors que l’abbé Michon, au cours du 19ième siècle, l’avait décrite : cintrée en lambris avec les poutres transversales travaillées et amincies, seul exemple de ce genre. Cette voûte de brique actuellement en place a donc remplacée cette remarquable voûte de bois voici environ un siècle. Avec la disparition de la voûte d’origine, nous pensons être là face aux traces des ravages des guerres anglaises. Suite aux ravages des guerres anglaises, la façade originelle de l’église romane a été totalement détruite. Celle-ci a été remplacée par un mur pignon aveugle, située à l’ouest. Au cours de cette reconstruction, la nef, vraisemblablement mutilée, fut visiblement raccourcie. Une petite porte de style roman tardif a alors été ouverte à l’extrémité nord-ouest de la nef centrale préservée. Cette porte correspond à la troisième travée de la nef. La nef est éclairée par de hautes et étroites fenêtres romanes, ressemblant presque à des meurtrières, vues de l’extérieur et comportant des embrasures fort évasées à l’intérieur : une par travée, soit deux de chaque côté de la nef. Au chœur d’origine, dont nous ignorons le plan autant que l’importance, a succédé un modeste sanctuaire carré. Cependant, si reconstruction il y eut, il nous faut la situer avant la fin du 13ième siècle. Cette affirmation nous est permise par la présence d’un intéressant gisant (voir article sur le gisant du chevalier Pierre De Chambes). Ce mausolée était autrefois placé contre le chevet de ce chœur et datable de la seconde partie du 13ième siècle. Ce modeste chœur est surmonté d’un massif clocher-tour, épousant exactement à sa base les dimensions extérieures du chœur. Ce clocher, est ouvert de larges baies sans linteau et ne possède qu’une petite porte d’accès, située extérieurement à plus de trois mètres du sol. Références documentaires : – Les églises de France. Charente. Par Jean George. Edité chez Letouzey et Ané à Paris en 1933.– Article de M. Pierron paru dans un bulletin municipal de Vilhonneur.– Statistique Monumentale de la Charente par l’abbé Michon réédité par Bruno Sépulchre.– Autour d’Ecuras. Journal d’Histoire locale, monuments, folklore. Par Mme Fils Dumas-Delage.

Gue Romain ou Gue du Perrat

Gué de Saint Romain

Le gué romain appelé aussi gué du Perrat, bâti sur la Tardoire, daterait en fait du 16ième siècle mais il trouverait son origine à l’époque gallo-romaine. Ce gué d’environ 60 mètres de long avec des dalles d’une cinquantaine de centimètres de large est un point de passage sur le trajet du sentier GR4. Cette ancienne voie gallo-romaine, qui passait par Vilhonneur, passait près des sources de la Touvre, rejoignait directement le Queroy par la forêt de Bois-Blanc. C’est au Queroy qu’elle croisait la voie nord-sud Poitiers-Périgueux. Elle suivait ensuite plus ou moins le tracé de l’actuelle D 699, franchissait le Bandiat à Pranzac, et, à partir du carrefour de Saint-Paul, filait tout droit sur Vilhonneur par chez Nadaud. A Vilhonneur, la Tardoire était traversée au gué du Perrat, et la voie prenait ensuite la direction du nord-sud, vers Orgedeuil par le bois du Peroux, à partir d’où elle suivait la ligne de faîte de ce premier contrefort du Limousin. Via l’Arbre, Mouzon et Lézignac, elle rejoignait l’axe nord Saintes-Limoges à Saint-Quentin sur Charente.

Le Tombeau du chevalier de Chambes ou de Jambes

tombeau

Un mausolée aujourd’hui disparu, placé derrière le chevet de l’église Saint-Pierre de Vilhonneur, abritait le tombeau du chevalier Pierre II de Chambes. Ce seigneur de Vilhonneur est mort dans son château en 1256. Ce château, fortement restauré à la Renaissance est toujours debout, tout proche de l’église. Le gisant du chevalier, très mutilé, se trouve actuellement au musée de la Société Archéologique de la Charente, après que B. Senemaud l’ait fait transporter en 1862 au musée Archéologique d’Angoulême. L’historien Trémeau de Rochebrune a fait au 19ième siècle une description détaillée du gisant : « Malgré les mutilations qu’elle a éprouvées, la pierre tombale du chevalier Pierre de Chambes mesure 1,70m de long sur 0,70m de large ; la statue, dont les bras et les jambes ont disparu, offre une longueur de 1,30m ; son relief maximum est de 0,25m. Le chevalier est couché sur le dos ; la tête repose sur un coussin ». Ci-dessus une représentation d’une inscription encore bien lisible court sur quatre registres, occupant tout le côté gauche de la pierre tombale du chevalier. Monseigneur Fougerat, Consulteur de la Secrétairerie du Vatican en a donné la traduction suivante :« Celui qui est nommé Pierre de Jambes a été porté en terre : s’il te plaît, 0 Christ, et s’il te plaît, 0 Vierge très pieuse, que le passant demande au Christ que son âme repose en paix et ne connaisse pas les abîmes de l’enfer. Amen ».